Nouveaux médias et vieux poncifs

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise, le 23/02/2026 ©LaFranceInsoumise

Lundi, la France insoumise a donc organisé une conférence de presse réservée aux nouveaux médias. Entendez les youtubeurs et autres talents du numérique.

Le système médiatique est le deuxième peau du système. Nous avons une stratégie : si nous pouvons faire exploser le front officiel du parti médiatique, nous serons contents. Si nous le fissurons, ça sera déjà ça. S’il est toujours là, on recommencera.

On recommencera autant de fois qu’il faut jusqu’à ce qu’il se fissure, jusqu’à ce qu’il se fracture. Alors pour ça il faut qu’il existe une alternative. Et ça doit être nécessairement une alternative crédible. Nous avons besoin que dans les nouveaux médias viennent des gens qui ne nous aiment pas ou qui nous trouvent pas assez ou trop, etc, pour que ce soit une vie normale.

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise, le 23/02/2026

Gare de triage permanente

Pure Politique n’a pas été invité à cette conférence. Pourtant, il nous semblait bien que nous rentrions dans la définition des médias retenus. Nous avons protesté pendant le point de presse de Mathilde Panot. Le service de presse nous a assuré qu’il s’agissait d’un oubli. Soit. On verra bien la prochaine fois.

Sur le fond, Reporters sans frontières et le Syndicat national des journalistes ont dénoncé ce tri des journalistes. Nous partageons leur sentiment. Celui qui vous parle a eu longtemps des difficultés pour accéder aux réunions du Front national, parti qu’il a longtemps suivi lorsqu’il était journaliste à l’Événement du jeudi, l’ancêtre de Marianne.

Aujourd’hui, c’est avec l’Élysée ou Matignon que les relations sont délicates. Petit média, comparé à TF1 ou l’AFP, nous n’avons jamais accès au “pool”, cette poignée de journalistes reporters d’images, qui filment pour tous les autres. Qui plus est, les images tournées sont mises à disposition des rédactions via un réseau payant. L’abonnement peut s’élever à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Ce qui, bien sûr, n’est pas la portée de notre bourse. Bref, la gare de triage permanente, ça commence à bien faire.

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